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Les risques technologiques
 


TRANSPORT DE MATIÈRES DANGEREUSES

Définition du risque
Notre société industrialisée nécessite le transport de nombreux produits dangereux.
Ils sont
inflammables, toxiques, explosifs, radioactifs ou corrosifs.
Ils peuvent provoquer en cas d’accident ou d’épandage, un incendie, une
explosion ou une pollution de l’air, des sols et de l’eau.
L’accident de transport de matières dangereuses peut survenir dans tous les modes de transport, qu’ils soient routier, ferroviaire, fluvial, aérien ou en pipe-line
.

Le risque sur la commune
La commune d’Avignon est située sur un axe de passage routier, ferroviaire et fluvial important. Le flux de matières dangereuses transportées est généré par la position d’Avignon par rapport au site industriel de la région lyonnaise et du complexe Fos–Berre et par sa position géographique entre l’Espagne, l’Italie et l’Europe du nord.
La commune est également traversée par
2 pipe-lines : un gazoduc à l’est (Bonpas, Montfavet), le pipeline SPMR (zone de courtine dépôts pétroliers du Pontet).

Que font les secours et les services municipaux?
La caserne des sapeurs-pompiers d’Avignon, dotée d’une cellule d’identification des risques chimiques et d’une cellule mobile d’intervention radiologique, procède à des mesures de détection, de protection des personnes et des biens. Elle effectue également des prélèvements d’échantillons.
La municipalité active la cellule des
mesures d’urgence :
Si l’accident est particulièrement grave, le préfet déclenche le Plan Orsec ou le PSS TMD (Plan de Secours Spécialisé de Transport de Matières Dangereuses).
Les forces de police mettent à disposition leurs effectifs pour réaliser les déviations de la circulation et faire respecter le périmètre de sécurité.
L’ingénieur d’astreinte coordonne les interventions des services techniques municipaux.
Le CCAS en relation avec la Ddass met en place une
section hygiène et une section médicale.

Que fait la population ?
LES BONS REFLEXES
• Ecoutez la radio (France Bleu 98.8 FM ou 100.4 FM) et respectez les consignes des autorités.
• Rentrez rapidement dans le bâtiment en dur le plus proche.
• Fermez et calfeutrez portes, fenêtres et ventilations.
• N’allez pas chercher vos enfants à l’école pour ne pas les exposer au danger. Les enseignants s’en occupent. Il faut leur faire confiance.
• Ne téléphonez pas. Libérez les lignes pour les secours d’urgence. Il faut être patient même si l’information peut sembler longue à venir.
• Ne fumez pas !

LE RISQUE NUCLÉAIRE

Définition du risque
Le risque nucléaire est un événement accidentel engendrant des risques d’irradiation (exposition à un champ de rayonnements radioactifs) ou de contamination (contact avec une source radioactive par inhalation ou ingestion), pour le personnel de l’installation nucléaire, la population avoisinante et l’environnement.

Le risque sur la commune
Avignon ne se situe pas dans le périmètre de sécurité immédiat (zone de 10 km) entourant les installations nucléaires.
Néanmoins, celles-ci sont nombreuses et proches de la commune (Pierrelatte et le Tricastin dans la Drôme ; Marcoule dans le Gard ; Cadarache dans les Bouches du Rhône). Il faut donc en tenir compte, d’autant plus qu’en cas d’accident, les particules radioactives peuvent se diffuser au-delà de la “frontière théorique” du périmètre de sécurité, notamment en cas de
vents forts. Un nuage radioactif peut parcourir des milliers de kilomètres et accroître de ce fait la radioactivité atmosphérique et la radioactivité des sols.

En prévention
L’industrie nucléaire étant particulièrement développée en France, une politique de prévention renforcée est appliquée dans ce domaine : les établissements nucléaires ont un statut d’installation nucléaire de base (INB).
Ils font donc l’objet d’une procédure d’autorisation et de
contrôle renforcée.
Un contrôle continu est effectué par l’Office de protection contre les rayonnements ionisants (Opri). La
détection d’un danger est donc immédiate et l’alerte sera donnée par sirène.
La Ville possède un réseau de surveillance de la radioactivité atmosphérique et aquatique à travers deux
balises situées bord du Rhône et sur le toit de la Mairie centrale.

Que font les secours et les services municipaux?
Les sapeurs-pompiers mettent en œuvre la cellule mobile d’intervention radiologique (Cmir) qui permet la détection de la contamination et le prélèvement d’échantillons pour analyse.
Ils disposent aussi d’un véhicule d’
anthropogammamétrie capable de déceler une radioactivité anormale dans le corps humain, les aliments ou les sols (SMIR-G).
La municipalité active la cellule de mesure d’urgence :
• les hôpitaux et le Samu sont mis en alerte,
• le Centre Communal d’hygiène et de santé en collaboration avec la Ddass évalue les risques sanitaires en liaison avec les différents services médicaux compétents,
• un plan d’hébergement est mis en œuvre si l’évacuation est nécessaire,
• les forces de police se tiennent à la disposition du Directeur des secours,
• le Centre communal d’action sociale s’assure de la bonne application des mesures de sécurité dans les équipements sociaux ou socio-éducatifs soumis au risque et auprès des personnes fragiles dans la ville.
La Préfecture déclenche le
plan Orsec ou le Plan particulier d’intervention en coordination avec les départements concernés.
Les services spécialisés tels que le Commissariat à l’énergie atomique, l’Opri, la Drire sont en alerte et fournissent leurs expertises et leurs moyens.

Que fait la population ?
LES BONS REFLEXES
• Rentrez rapidement dans le bâtiment en dur le plus proche.
• Ecoutez la radio (Radio France Bleu 98.8 FM ou 100.4 FM).
• Respectez les consignes des autorités.
• Fermez et calfeutrez portes, fenêtres et ventilations.
• N’allez pas chercher vos enfants à l’école pour ne pas les exposer au danger. Les enseignants s’en occupent. Il faut leur faire confiance.
• Ne téléphonez pas. Libérez les lignes pour les secours d’urgence. Il faut être patient même si l’information peut sembler longue à venir.

LE RISQUE INDUSTRIEL

Définition du risque
Le risque industriel est un événement accidentel se produisant sur un site industriel et entraînant des conséquences immédiates graves pour le personnel, les riverains, les biens et l’environnement.
Les principaux dangers sont l’incendie, l’explosion, la dispersion dans l’air, l’eau ou le sol et la toxicité.
La Ville d’Avignon dispose d’un réseau de surveillance de la qualité de l’air à travers plusieurs points de contrôle de la société AIRMAREX.

Le risque sur la commune
A ce jour, Avignon n’est le siège d’aucun établissement soumis à la Directive Seveso.
Toutefois, certains établissements relèvent de la loi relative aux établissements classés comme étant des sources de
nuisances possibles ou présentant un risque potentiel pour la sécurité du voisinage et de l’environnement.
Ils disposent à ce titre d’un
Plan d’opération interne (POI). Il s’agit de NATUREX à Montfavet, de la Société Spécialisée en Surgelé en Courtine et SOPREMA dans la zone de Fontcouverte.
Ce plan définit l’organisation des moyens de secours de l’établissement afin de combattre les effets d’un éventuel sinistre.
Il y a toutefois, autour d’Avignon des établissements soumis à la directive Seveso
Il s’agit de :
• la SNPE et la CAPL à Sorgues,
• les transports DAUSSANT à Vedène,
• les dépôts pétroliers du Pontet,
• SANOFI à Aramon.
En cas de risque, pour les personnes extérieures à l’établissement, l’alerte est donnée avant tout par le déclenchement de sirènes de l’éteblissement. Ces établissements doivent réaliser une plaquette d’information auprès des populations potentiellement exposées.

Que font les secours et les services municipaux?
Les sapeurs-pompiers disposent d’une cellule mobile d’intervention chimique (Cmic), comprenant une unité de reconnaissance, une unité d’identification, une unité de lutte antipollution, et une banque de données informatisées sur les produits dangereux.
• Ils mettent également en place les moyens traditionnels de lutte contre l’incendie, un poste médical avancé et un réseau de mesures de la pollution atmosphérique.
Si l’accident est particulièrement grave, le préfet déclenche le Plan Orsec ou le PPI s’il existe.
La cellule de mesures d’urgence est activée et coordonne les opérations.
Le Centre municipal d’hygiène et de santé en liaison avec la Ddass évalue les risques sanitaires (intoxications, empoisonnement d’un réservoir d’eau de stockage ou d’un réservoir d’eau, pollution des nappes et incidences sur les captages). Ils proposent les mesures préventives et palliatives et mettent éventuellement en alerte le Samu.
Les forces de Police mettent leurs effectifs à la disposition du Directeur des secours.
Le CCAS assure un relais spécifique d’informations sur les consignes applicables auprès des usagers (individus et structures d’accueil social).

Que fait la population ?
LES BONS REFLEXES
• Rentrez rapidement dans le bâtiment en dur le plus proche.
• Ecoutez la radio (France Bleu 98.8 FM ou 100.4 FM) et respectez les consignes des autorités.
• Fermez et calfeutrez portes, fenêtres et ventilations.
• Ne fumez pas !
• N’allez pas chercher vos enfants à l’école pour ne pas les exposer au danger. Les enseignants s’en occupent. Il faut leur faire confiance.
• Ne téléphonez pas. Libérez les lignes pour les secours d’urgence. Il faut être patient même si l’information peut sembler longue à venir
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