Circuits de visites

Promenade des Doms

Promenade Joseph-Vernet

Promenade des Teinturiers

Promenade de la Carreterie

Autour d'Avignon

Visites Virtuelles d'Avignon

Les monuments mis en lumière

Programme des cinémas

Promenade des Teinturiers
   


De l'église Saint-Martial à la rue de la République

Des grilles qui prolongent l’Office de Tourisme et qui entourent le square Agricol-Perdiguier nous avons la plus belle vue d’ensemble sur l’ancien monastère-collège de Saint-Martial.

Temple Saint-Martial

Sur cet emplacement la reine Jeanne possédait un palais dans lequel avait été signée en 1348 la vente d’Avignon à Clément VI. Offert en 1363 par Urbain V aux Bénédictins de Cluny, le cardinal Pierre de Cros y fonde en 1373 un prieuré-collège sous le vocable de Saint-Martial. L’église, édifiée entre 1383 et 1388, au chœur flamboyant, reçoit le monumental tombeau du cardinal de La Grange et un cénotaphe d’Urbain V. En 1700, Pierre II Mignard reconstruit le grand portail et les bâtiments conventuels. Ravagé à la Révolution, l’établissement accueille au XIXe s. le premier musée de la ville et le muséum. Il est mutilé par le percement du cours Jean-Jaurès. L’église, pour sa part, est affectée à l’Ecole normale d’instituteurs, puis, en 1881, comme temple pour le culte de l’Eglise réformée de France.

Nous contournons ensuite l’Office de Tourisme en prenant la rue Jean-Henri-Fabre où se situe l’entrée de l’église Saint-Marthial. Au feu rouge, nous tournons à gauche dans la rue des Trois-Faucons. Au n°14, l’hôtel d’Albert de Luynes, du milieu du XVIIIe s., a une façade malheureusement défigurée par des magasins. Plus loin, aux n°4-6, l’hôtel de Rochegude a été restauré par le Comité interprofessionnel des Côtes-du-Rhône. La façade, réalisée en 1683, en avait été dessinée par Louis-François de la Valfenière. La porte d’entrée, dont l’avant-corps porte un balcon orné d’un magnifique rambarde en ferronnerie, fut rajoutée en 1732. Après la place Saint-Didier, nous tournons à droite dans la rue du Roi-René.

Hôtels de Crillon et de Fortia de Montréal

C’est le petit-neveu du brave Crillon, Louis III de Berton, baron de Crillon, qui fait édifier cet hôtel en 1648 sur l’emplacement de la livrée de Pampelune. Domenico Borboni, originaire de Bologne, en est l’architecte. La décoration, très abondante, utilise de façon un peu archaïque un vocabulaire maniériste à base de décors floraux et de mascarons. Comme son vis- à -vis, moins exubérant, l’hôtel de Crillon évoque les demeures romaines.

En face, l’hôtel édifié en 1637 par F. de Royers de La Valfenière pour Paul de Fortia de Montréal, capitaine de la Marine royale, est le premier bâtiment privé moderne d’Avignon. L’imposante façade, aux puissants frontons alternativement curvilignes et triangulaires sur les baies de l’étage noble, présente un caractère italien bien marqué. L’hôtel d’Honorati de Jonquerettes, au n°12, s’associe aux deux précédents. Bâti au XVIIIème s., il servit de prison pour femmes pendant la Révolution. Plus loin dans la rue, nous trouvons dans un renfoncement le couvent des Clarisses.

Couvent de Sainte-Claire

« Laure,... longtemps célébrée dans mes vers, est apparue pour la première fois à mes yeux, au temps de mon adolescence, en l’an de grâce 1327, le 6 avril, en l’église Sainte-Claire d’Avignon ». C’est ainsi que le célèbre poète et humaniste François Pétrarque immortalise le couvent créé en 1239 par les religieuses de Sainte-Claire, un des plus anciens de la ville.

Reconstruit au XIVe s., il est saccagé à la Révolution, puis vendu comme bien national et morcelé en plusieurs propriétés. En 1987, sensibilisée à la dégradation de ce lieu de mémoire, la ville fait procéder au dégagement des vestiges et à la réhabilitation du site. De l’église, il ne reste que quelques chapelles latérales et l’abside. Un petit jardin marque l’emplacement du cloître. L’espace est en partie affecté au Théâtre des Halles.

Au début de la rue Grivolas, sur la gauche, se trouvait au XVe s. la maison du roi René décorée par Nicolas Froment. Ces bâtiments furent transformés pour accueillir le couvent des Ursulines Royales en 1625. Aujourd’hui, ils sont affectés à une structure spécialisée dans la formation pour la réhabilitation du bâti ancien. Nous tournons ensuite à gauche, dans la rue Bonneterie. Au n°44, nous trouvons l’hôtel de Cambis de la Falesche, dont la cour ouvre sur la rue par un grand portail à carrosses. Plus loin, au n°35, nous pouvons admirer la maison Raoulx construite en 1696 par Jean Péru.

L’envergure du projet et le dessin soigné de la façade qui, selon Alain Breton, « dérive étroitement de l’hôtel de Beauvais qu’Antoine Lepeautre dressa (à Paris) en 1654 près de la rue Saint-Honoré », lui donnent toutes les qualités d’un hôtel aristocratique. A côté, au n°33, se dresse la maison de l’architecte Pierre Bondon, du XVIIIème s., avec une belle niche d’angle ornée d’une vierge. Au n°17, à l’angle de la rue Trémoulet, se situe la maison natale du peintre Joseph Vernet. Au n°11, en levant les yeux, nous pouvons voir la façade sud de l’ancienne église paroissiale Saint-Geniès. A l’extrémité de la rue, nous tournons à gauche pour pénétrer sur la place de la Principale.

Eglise Notre-Dame-la-Principale

Les origines de cette église, chef de l’une des sept anciennes paroisses d’Avignon, ne semblent pas remonter au-delà du Xe s. Toutefois, des travaux d’urbanisme récents ont permis de constater qu’elle s’appuie en partie sur un important monument gallo-romain, sans doute des thermes. Reconstruite au XIVe s. elle connaît encore d’importants travaux au siècle suivant comme en témoignent des voûtes avec liernes et tiercerons. Le clocher est élevé sur le modèle répandu à Avignon à l’époque pontificale. Au début du XIXe s., l’église devient chapelle des Pénitents Blancs autrefois dans l’enceinte du couvent des Dominicains. La façade est alors refaite par l’abbé Pougnet. La confrérie s’éteint en 1948. C’est aujourd’hui une salle de théâtre affectée au Festival d’Avignon et à l’Institut supérieur des techniques du spectacle.

Nous quittons la place de la Principale en longeant la grande façade sur plusieurs plans de l’hôtel de Joannis de Verclos, édifié en 1680, probablement sur des plans de Louis-François de la Valfenière. Le petit passage de la Principale nous amène dans la rue Rouge. Quelques mètres plus loin, nous arrivons sur la place du Change. Imaginons que cette placette a été, bien que beaucoup plus réduite, la plus grande place d’Avignon avant la création de la place du Palais en 1404. A droite, au début de la rue de la Rappe, l’hôtel Peilhon de Faret conserve, à l’intérieur d’une galerie marchande, deux atlantes. Au bout de la rue, nous prenons à gauche la rue des Marchands. En passant nous remarquons une vieille boutique de chapelier protégée au titre des Monuments historiques. Par la rue Edmond-Halley, sur la droite, nous rejoignons la place Nicolas-Saboly que nous traversons pour prendre la rue de l’Arc-de-l’agneau. Nous débouchons ainsi sur la place saint Pierre.

Eglise Saint-Pierre

La tradition fait remonter au VIIe s. l’existence de cette église qui aurait abrité les tombeaux des premiers évêques d’Avignon, dont saint Agricol. Plusieurs fois ruinée, elle a été reconstruite à partir de 1358 grâce aux libéralités du cardinal des Prés qui l’érigea alors en collégiale. Le clocher ne date que de 1495 et la façade, au riche décor flamboyant parsemé d’allusions maniéristes, est réalisée entre 1511 et 1524. Les portes en bois, bel exemple de l’art de la Renaissance en Provence, ont été sculptées par Antoine Volard en 1551. L’intérieur conserve un ensemble d’œuvres d’art important dont le beau retable sculpté par Imbert Boachon en 1524. Le choeur en bois doré, qui donne un air baroque à cet édifice gothique, a été dessiné par F. de Royers de La Valfenière en 1659.

Nous poursuivons notre circuit par la rue des Ciseaux-d’or puis, à la suite, la rue de Taulignan. Au début de celle-ci, au niveau du premier étage, une jolie baie gothique vient d’apparaître au cours d’une restauration. Nous arrivons dans la rue de la Banasterie.

Hôtel de Madon de Châteaublanc

Cet hôtel, édifié en 1687 par l’architecte Pierre Mignard, dit « le chevalier Mignard », est sans nul doute son chef-d’œuvre en matière de construction privée.

De plan général en U, les ailes latérales se referment sur la rue par une quatrième aile plus basse, en partie aveugle sur l’extérieur, qui isole une cour intérieure pourvue d’une très belle mosaïque en galets due à Henri Barrelet. Cette petite aile forme l’élément central de la façade. Celle-ci, bien équilibrée, s’ouvre par une porte sommée d’un portique ionique encadrant une baie, le tout coiffé d’un fronton triangulaire. Les pavillons latéraux sont surélevés par un attique. Au rez-de-chaussée, les fenêtres, en arcs segmentaires, portent des mascarons aux agrafes tandis qu’à l’étage noble elles sont surmontées de tables sculptées de guirlandes, d’oiseaux et de motifs divers.

Nous revenons vers le centre ville en traversant la petite place Henri-Manguin où le peintre fauve avait eu un atelier, puis, plus loin, la place du Cloître-Saint-Pierre ou place des Chataîgnes. Après avoir contournée le chevet de l’église Saint-Pierre, nous traversons la place carnot. A l’angle de la rue des Marchands nous remarquons une maison à encorbellement et colombages. Datable de la fin du XVème s., elle est le seul témoin d’un type de maison fort répandu à Avignon au Moyen Age. Elle est souvent dite, à tort, « maison de Rascas » du fait que sur son emplacement Bernard de Rascas, fondateur de l’hôpital Sainte-Marthe, aurait possédé une maison au XIVème s. Nous nous engageons dans la rue des Fourbisseurs. L’angle de la rue du Vieux-Sextier est occupé par un grand hôtel du XVIème s. encore entièrement gothique, l’hôtel de Belli. Il porte dans une niche d’angle flamboyante une belle Vierge de la même époque.

Nous prenons, à gauche, dans la rue du Vieux-Sextier percée en 1754 par Jean-Baptiste et Jean-Pierre Franque qui y amenèrent, proche du marché de la place Pie, les bâtiments de la boucherie, de la triperie et de la poissonnerie. Il s’agissait de bâtiments formés d’arcades à refend ornées aux clefs de têtes de bétail et d’instruments propres aux métiers de l’abattage et de la boucherie que l’on peut encore observer derrière les aménagements des commerces. Une de ces arcades ouverte, sur la gauche, donne accès à la place Jérusalem. Ce passage constituait au XVIIIème s. l’une des trois portes de la « Carrière des Juifs ». Cantonnés dans le quartier depuis le déplacement de la Juiverie au XIIIème s., les Juifs étaient contraints d’habiter ce ghetto largement détruit par les travaux d’urbanisme du XIXème s.

Synagogue

L’ancien quartier juif était situé au nord-ouest de l’actuelle place du Palais. En 1221, la juiverie est transférée dans la paroisse Saint-Pierre, autour de l’actuelle place Jérusalem. Cette « carrière » était fermée par trois portes dont seul reste le portalet de la Calandre. Ses habitants bénéficiaient de la protection du pape. Supprimée à la Révolution, la plupart des maisons ont été détruites au XIXe siècle.

La synagogue, dite « escole », comportait le temple et les salles utiles à la vie de la communauté : réunions, mariages, boucherie, boulangerie,... Rebâtie entre 1765 et 1767 par Franque et somptueusement décorée, elle a totalement brûlé en 1845. Immédiatement reconstruite par les soins de la municipalité sur les plans de l’architecte J.-A Jeoffroy, l’intérieur présente, de manière inattendue, une rotonde néo-classique couverte d’une coupole.

De la place Jérusalem nous passons, à droite, à la place Saint-Jean-le-Vieux, puis nous traversons la place Pie pour rejoindre la rue Thiers, percée rectiligne réalisée entre 1869 et 1878. Au deuxième carrefour, à droite, nous prenons la rue Four-de-la-Terre. Au n°37, une belle porte signale l’hôtel de Montaigu édifié en 1668 par Louis-François de la Valfenière et Jean Rochas. L’escalier dit «à l’impériale» est grandiose. L’immeuble, propriété municipale, a été confié aux Compagnons qui y transmettent les métiers du bâtiment. A l’extrémité de la rue nous tournons à gauche, dans la rue Bonneterie, pour aller faire une visite aller-retour dans la rue des Teinturiers.

Rue des teinturiers

Sans doute l’une des rues les plus pittoresques de la ville, la rue des teinturiers suit le cours de la Sorgue provenant de la fontaine de Vaucluse et qui alimentait autrefois les douves de l’ancien rempart du XIIème s. (rue des Lices, à partir de laquelle le canal est à nouveau couvert). Dénommée rue du Cheval-Blanc au XVème s. – du nom d’une hôtellerie -, elle était au XVIIème s. plantée de mûriers grâce aux libéralités de la confrérie Notre-Dame-du-Salut. L’eau était utilisée au XVIIIème s. pour les besoins des fabriques d’indienne, industrie particulièrement prospère à cette époque – réactivée au XIXème s., elle périclita pour laisser place à d’autres ateliers utilisant la force motrice de la Sorgue au moyen de grandes roues à aubes.

A l’angle de la rue Guillaume-Puy se trouve une très belle maison gothique dite du « Quatre de Chiffre ». A l’opposé, au carrefour de la rue des Lices, on aperçoit l’unique vestige de l’ancien couvent des Cordeliers, une chapelle absidiale de l’église qui était l’une des plus vastes d’Avignon. A mi-parcours de la rue des Teinturiers se dresse la chapelle des Pénitents gris, seule confrérie encore en activité et la plus ancienne d’Avignon. C’est là qu’en 1433 s’est produit un fameux miracle : lors de grandes inondations, le Rhône et la Sorgue ayant débordé, les eaux sont cependant restées suspendues à droite et à gauche le long des parois de la chapelle afin de laisser un passage aux confrères venus sauver le Saint Sacrement.

Couvent des Cordeliers

Les Cordeliers s’installent à Avignon en 1226 et, comme les autres ordres mendiants, ils construisent leur couvent à l’extérieur des remparts de l’époque, sur les bords de la Sorgue, près de l’ancien portail Imbert. Les murs s’élèvent à partir de 1233 et l’église, immense, n’est achevée qu’en 1350. D’illustres familles y élisent leur tombeau. Laure de Noves, l’égérie de Pétrarque, aurait été inhumée dans le caveau des Sade en 1348.

Le 16 octobre 1791, un notaire patriote, Nicolas Lescuyer, est traîné dans la nef et assassiné sur les marches de l’autel. Cet événement déclenche, en représailles, les effroyables massacres de la Glacière. Vendu comme bien national après la Révolution, l’ensemble des Cordeliers devient la proie des démolisseurs. Il ne reste aujourd’hui qu’un témoin pittoresque, une chapelle absidiale et le clocher, très érodé.

Chapelle des Pénitents Gris

Après le siège d’Avignon en 1226, le roi de France Louis VIII serait venu faire ses dévotions au vieil oratoire de Sainte-Croix. Il est reconnu pour avoir fondé à cette occasion la Royale et Dévote Confrérie des Pénitents Gris qui édifièrent leur chapelle sur ce lieu mémorable. Cette pieuse confrérie, née en contre-pied de l’hérésie albigeoise, s’était donnée pour mission l’adoration perpétuelle du Saint-Sacrement, exposé en permanence dans le sanctuaire. Elle poursuit aujourd’hui encore ce vœu plusieurs fois centenaire.

La chapelle, dont les différents éléments s’échelonnent du XVIe au XIXe s., est de plan irrégulier. Le 30 novembre, les confrères commémorent le miracle de la Séparation des eaux : ce même jour de 1433, lors d’une fameuse inondation du Rhône, les eaux se sont écartées dans la nef pour permettre le passage du Saint-Sacrement.

Maison du Quatre de Chiffre

Cette maison crénelée, flanquée de deux échauguettes, aux gargouilles figurant des animaux fabuleux, est l’une des dernières demeures gothiques d’Avignon. Un petit cartouche, aujourd’hui effacé, indiquait la date de construction de l’édifice : 1493. Elle est dite « maison du Quatre de Chiffre » en raison d’un décor gravé sur sa façade. Il s’agit d’une sorte de monogramme inscrit dans un écusson dont le sens reste jusqu’ici mystérieux aux plus savants. Il est souvent interprété comme une ancienne marque de commerce. Acquis par le Conseil général de Vaucluse, l’immeuble sert aujourd’hui de maison des associations. Nombreuses sont celles qui y ont leur siège et qui y tiennent réunion.

Revenus sur nos pas dans la rue Bonneterie nous prenons, à gauche, la rue de la Masse, riche en hôtels particuliers. Au n°19, l’hôtel Salvador, édifié entre 1706 et 1712 par Jean-Baptiste Franque, s’inscrit dans la partie la plus étroite de la rue. Après avoir tourné à gauche, nous suivons la rue Noël-Biret jusqu’à la rue des Lices dont le nom indique bien sa localisation sur le tracé des anciens remparts. Immédiatement à gauche se trouve l’ancien couvent des Dames du Verbe Incarné dont la chapelle fut construite entre 1725-1728 par François et Jean-Baptiste Franque. Un peu plus loin le collège Saint-Joseph, nouvel établissement des jésuites, édifié au XIXème s. sur l’emplacement du couvent des Cordeliers. Nous prenons, à droite, la rue des Lices.

Aumône générale

L’institution, créée en 1592, avait pour vocation de recueillir et d’assister les pauvres. L’?uvre se fixe en bordure de la rue des Lices en 1610. Plusieurs campagnes de travaux, échelonnées de 1669 à 1778 –les dernières par J.-B. et J.-P. Franque-, permettent d’édifier un vaste ensemble de bâtiment en U dotés de quatre rangs superposés de galeries en arcades. Une chapelle sépare la cour des hommes de celle des femmes. Sur la rue, un bâtiment bas, la «galère», accueille les femmes de mauvaise vie.

Au milieu du XIXe s. l’établissement est transformé en « caserne des Passagers », nom resté en usage. En 1890, l’aile orientale reçoit l’école municipale des beaux-arts. Entre-temps, la chapelle, la « galère » et bien d’autres parties ont été détruites. L’édifice a été vendu par la ville en 1998 pour permettre une réhabilitation immobilière.

Nous poursuivons notre chemin jusqu’au croisement avec la rue des Trois-Faucons marqué par un feu rouge. Nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la place des Corps-Saints. Nous longeons sur la droite les immenses bâtiments de l’église des Célestins.

Eglise du couvent des Célestins

A l’origine, une tombe dans le cimetière des pauvres, celle du bienheureux Pierre de Luxembourg, jeune cardinal mort en 1387, sur laquelle se produisent des miracles. En ce lieu les Célestins édifient à partir de 1395 un monastère dont le roi Charles VI est le fondateur.

L’architecte lyonnais Pierre Morel réalise entre 1396 et 1401 l’abside et les deux travées de chœur. Repris entre 1422 et 1424, les travaux s’arrêtent par manque d’argent : la nef inachevée est fermée par un mur. Entre-temps, le tombeau du saint est réuni au monastère par une chapelle monumentale, perpendiculaire à l’église. Celle-ci, qui avait reçu le tombeau de Clément VII, puis les reliques de Saint Bénezet, est à la fin du XVIIIe s. l’une des plus somptueuses de la ville. Elle est totalement dévastée à la Révolution. Le cloître accueille chaque été des spectacles du Festival.

Du parvis de l’église, nous prenons l’avenue de Lattre-de-Tassigny pour contourner l’ensemble des bâtiments de l’ancienne caserne Hautpoul.

Caserne Hautpoul

Le long des remparts, depuis les bâtiments conventuels jusqu’au noviciat des Jésuites, s’étendaient les jardins du couvent des Célestins. Après la Révolution et jusqu’en 1850, la succursale des Invalides occupa les bâtiments de Saint-Louis, ceux des Célestins, ainsi que les vastes jardins dont les allées portaient les noms des victoires de l’Empire. En 1861, la Ville cédait à l’Etat les terrains pour que celui-ci y construise une nouvelle caserne afin de libérer le Palais des Papes.

La caserne Hautpoul, édifiée sur cet emplacement, fut terminée vers 1865. Le 1er régiment d’artillerie pontonniers y fut installé. Il deviendra le 7ème régiment du génie, celui qui a tant marqué la ville, notamment par l’organisation annuelle d’une grande fête populaire se déroulant lors de la Sainte-Barbe. La cour d’honneur était fermée par un lourde grille flanquée de deux corps de garde détruits en 1950 lorsque la caserne fut appropriée pour accueillir les services administratifs de l’Etat. Derrière, dans l’ancienne cour de Chine, des bâtiments modernes ont été édifiés sur les plans de Fernand Pouillon.

En face de la caserne se trouve la chambre de commerce. Elle occupe l’hôtel de l’industriel Olivier, édifié vers les années 1860-1870 par l’architecte Florent Olagnier. Pour terminer cette promenade nous remontons le cours Jean-Jaurès et la rue de la République.

Rue de la République

L’arrivée du chemin de fer à Avignon devait transformer considérablement la vieille cité pontificale. L’ouverture de la gare conduisit la municipalité Pamard à adopter un plan général d’alignement qui prévoyait la percée d’une large artère, traversant les remparts, et conduisant jusqu’à la place de l’Horloge. Après l’adoption par Napoléon III, en 1855, du plan général, la percée de la rue de la République se déroula en trois phases principales. De 1856 à 1857, on réalisa la partie basse, depuis les remparts jusqu’à la rue Joseph-Vernet.

En 1863, fut achevée la deuxième partie qui fit disparaître la vieille rue Saint-Marc. La troisième partie, celle qui aboutit sur la place de l’Horloge fut terminée vers 1867, supprimant à cette occasion un célèbre café où se trouvait le dernier jeu de paume d’Avignon. La percée réalisée, il s’agissait désormais d’édifier de nouveaux immeubles s’alignant sur la voie nouvelle. C’est ainsi qu’une nouvelle porte fut créée dans les remparts : la porte de la République.

Retour haut de page

Saint MartialNotre Dame de la PrincipaleEglise Saint PierreHôtel Madon - ChateaublancMaison de RascasLa boucherie, rue du Vieux SextierRue du Vieux SextierRue des TeinturiersCouvent des CordeliersChapelle des Pénitents grisL'aumone généraleLes CélestinsLes CélestinsHôtel DanieliHôtel Danieli
 Rechercher    english version    version espanola    suivez le guide