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La fondation Angladon-Dubrujeaud | ||||
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Seul établissement du Sud de la France à présenter une oeuvre de de la période arlésienne, Wagons de chemin de fer, ce musée offre au visiteur un parcours dans l’histoire de la peinture de la fin du XIXe et du début du XXe siècle : école de Barbizon (Paysage de Diaz de la Pena), impressionnisme (Neige à Louveciennes de Sisley), pointillisme (très beau portrait de Vuillard), oeuvres importantes de Daumier (Sancho Pancha), (Danseuses, Repasseuse), Carrière (Enfant au bonnet) et Nature morte au pot de grés). Les années 1900-1929 sont représentées par La Blouse rose de , deux portraits sur feuille d’or de Foujita, des tableaux de Derain, Forain et plusieurs oeuvres de , dont Arlequin et Fenêtre ouverte sur la mer. Trois masques africains témoignent de l’influence des arts primitifs au cours de cette période. Une salle de documentation évoque le cadre de vie, harmonieux et surprenant de Jacques Doucet qui avait voulu, avant sa mort, rassembler des oeuvres marquantes de son temps. Les Demoiselles d’Avignon de Picasso, les tableaux du douanier Rousseau, de Matisse ou de Picabia sont maintenant dans de grands musées français et étrangers, mais il subsiste à Avignon de précieux témoignages de ses acquisitions successives. A l’intérêt de cette collection s’ajoute celui des encadrements conçus par de grands maîtres de l’Art déco, comme Pierre Legrain, dont un tabouret en galuchat est également exposé dans le musée. Consultez le site du Musée Angladon Ce musée de charme ouvert en 1996 est une fondation privée créée par un couple d’artistes : Jean et Paulette Angladon-Dubrujeaud. Formés à l’école des beaux-arts d’Avignon, ils souhaitèrent exercer leur carrière de graveurs dans cette ville et offrir au public, dans leur demeure, l’héritage familial provenant du couturier parisien Jacques Doucet (1853-1929), célèbre collectionneur et mécène. Lhôtel de Massilian, du nom de la famille qui loccupa au XVIIIe siècle après dimportants travaux confiés à larchitecte Jean Péru en 1694 -, a conservé son bel escalier et de discrets éléments de décor dans les salons du premier étage. La restauration récente a préservé laspect chaleureux dune habitation, suivant la volonté des donateurs, tout en assurant aux uvres les plus importantes des XIXe et XXe siècles une muséographie moderne et sobre.
Parmi le mobilier, signalons un buffet à deux corps attribué à Sambin. Les salons présentent les tableaux dHubert Robert, Joseph Vernet, Sir Thomas Lawrence, une nature morte de Chardin et de nombreux portraits de qualité. Un ensemble de meubles (estampillés Jacob, Tillard ou Lelarge), objets dart, miniatures, porcelaines, pendules, reconstitue lambiance raffinée du XVIIIe en évoquant la première collection de Jacques Doucet, vendue en 1912, dont il souhaita néanmoins garder quelques souvenirs. Un salon dExtrême-Orient expose quelques pièces rares dont une superbe Danseuse en terre cuite et un disque bouddhique de lépoque Tang. Le Cabinet des Dessins (Boucher, Lancret, Meissonnier, Liotard, Greuze ) peut être ouvert sur demande aux chercheurs. |
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